Avortement tardif, État de New York et contexte canadien
La récente loi adoptée dans l'État de New York a lancé un débat sur l'avortement tardif en général. Voici quelques considérations pour les Canadiens.
Transcription du vlog de 2 minutes (avec de légères modifications pour une meilleure lisibilité)
13 février 2019
par Dr. Laura Lewis
Je voudrais faire quelques commentaires sur la récente législation adoptée dans la ville de New York concernant les avortements du troisième trimestre.
De nombreuses personnes sont très préoccupées par cette législation et s'étonnent qu'une telle législation soit souhaitée ou même acceptée. J'aimerais souligner quelques points à ce sujet, en particulier pour notre climat canadien.
Tout d'abord, au Canada, nous n'avons pas de loi sur l'avortement et il n'y a donc pas de réglementation légale concernant cette procédure. En fait, au Canada, un bébé peut être avorté jusqu'au moment de la naissance - aussi surprenant que cela puisse paraître, c'est notre état de droit.
Deuxièmement, il n'y a aucune raison médicale d'interrompre une grossesse au cours du troisième trimestre pour protéger la santé de la mère. Si la grossesse devait être interrompue pour des raisons médicales, le bébé peut être mis au monde prématurément et soigné. Il se peut que le bébé ne survive pas, mais il n'est pas nécessaire de mettre intentionnellement fin à sa vie pour protéger celle de la mère.
Le troisième point est que nous devons être très prudents lorsque nous présumons de la valeur d'une vie humaine sur la base d'un diagnostic prénatal. Nous connaissons des personnes remarquables qui ont un impact sur le monde et dont le diagnostic prénatal aurait entraîné un avortement. Nick Vujicic parcourt le monde en inspirant de l'espoir aux gens - et il n'a ni bras ni jambes. Tim Tebow est un autre exemple, un joueur de football professionnel dont la mère s'est vu conseiller d'avorter en raison d'un problème de santé. Les exemples sont nombreux, y compris ceux d'un diagnostic prénatal erroné où l'enfant est né en parfaite santé. Nous devons être prudents et ne pas supposer que chaque diagnostic prénatal négatif doit être suivi d'un avortement, car parfois, même les parents qui savent que leur bébé ne vivra pas bénéficient du temps nécessaire pour tisser des liens avec leur enfant, accoucher et avoir le temps de lui dire "bonjour" et "au revoir". Je comprends que cela ne conviendra pas à tout le monde, mais je pense qu'il est important que nous prenions du recul et que nous fassions attention à notre langage et à la manière dont nous parlons de ce sujet.
Pour celles d'entre vous qui se trouvent confrontées à certaines de ces circonstances difficiles, je vous encourage à prendre contact avec votre association locale un centre d'aide à la grossesse. Il s'agit de situations dans lesquelles ils peuvent vous aider à prendre des décisions très difficiles concernant votre grossesse.
