Comprendre la perte et le chagrin caché de l'avortement

Octobre 2025

par Assistance Grossesse Canada

Comprendre la perte et le chagrin caché de l'avortement : Trouver la guérison quand le chagrin n'a pas sa place

L'expérience de l'avortement est unique pour chaque personne. Certaines ressentent un soulagement immédiat, tandis que d'autres sont surprises par des émotions persistantes : tristesse, culpabilité, colère, anxiété ou un profond sentiment de vide. Ces sentiments peuvent apparaître des jours, des mois, voire des années plus tard. Cependant, comme l'avortement est souvent considéré comme une question médicale ou sociale plutôt que comme une perte personnelle, de nombreuses personnes ont du mal à nommer ce qu'elles ressentent ou à trouver de la compréhension et du soutien. Cette douleur inexprimée peut discrètement façonner la santé émotionnelle, les relations et l'estime de soi.

Quand la perte n'est pas reconnue

Pour certaines, l'avortement représente la perte de plus qu'une grossesse ; il peut être ressenti comme la perte d'une possibilité, d'une identité ou d'un lien. Mais comme la perte de l'avortement n'est pas reconnue publiquement, elle n'est souvent pas ressentie. Les gens peuvent se demander : "Ai-je le droit de ressentir cela ? Est-ce que quelqu'un comprendrait ce que je ressens ?" Sans la permission d'exprimer leur chagrin, elles peuvent cacher leurs émotions et se sentir de plus en plus isolées. Reconnaître qu'une perte s'est produite n'est pas une question de politique, de croyances ou de blâme - il s'agit de reconnaître que quelque chose de profondément personnel a changé et qu'il est nécessaire de s'en occuper.

Le chagrin des laissés-pour-compte : Le chagrin qui n'a pas sa place

Les psychologues décrivent le "chagrin sans droits" comme un chagrin que la société ne reconnaît pas ou ne soutient pas. Ce type de chagrin reste souvent caché et non résolu. Après un avortement, il peut ressembler à un silence - l'incapacité de parler de ce qui s'est passé, ou la peur d'être mal comprise si l'on essaie. Lorsque le chagrin n'a pas de voix et n'a nulle part où aller, il peut se replier sur lui-même et se manifester par de l'anxiété, de l'irritabilité ou une déconnexion. La guérison commence lorsqu'il y a un espace pour partager la vérité de son expérience et être accueilli avec compassion plutôt qu'avec jugement[1].

Le poids du silence

De nombreuses personnes portent leur douleur seules. L'avortement étant souvent considéré comme une affaire privée, le secret peut alourdir le fardeau. Certains craignent que le fait de partager leurs sentiments ne suscite des critiques ou un rejet, tandis que d'autres pensent qu'ils n'ont pas le droit de faire leur deuil. Mais le silence n'efface pas la douleur ; il ne fait que l'enfouir. Parler à quelqu'un qui écoute avec empathie, qu'il s'agisse d'un ami de confiance, d'un conseiller ou d'un centre d'aide à la grossesse , peut être le premier pas vers la libération et la guérison.

Émotions courantes : Culpabilité, regrets et confusion

Certaines personnes éprouvent de la culpabilité ou des regrets après un avortement et ont du mal à aller de l'avant. D'autres peuvent se sentir en conflit, pleurant ce qui a été perdu tout en pensant avoir pris la meilleure décision possible à ce moment-là. Ces émotions complexes sont des réactions normales à l'expérience de l'avortement. Guérir ne signifie pas oublier ; cela signifie trouver un moyen de vivre en paix avec son histoire.

Trouver un soutien sûr et compatissant

Le traitement des émotions liées à l'avortement nécessite un espace confidentiel, compréhensif et exempt de pression ou de jugement. Malheureusement, de tels espaces peuvent être difficiles à trouver. Les centres de soins de grossesse à travers le Canada offrent un Soutien post-avortement confidentiel pour aider les personnes à explorer ce qu'elles ressentent, à comprendre leur expérience et à commencer à guérir. Qu'une personne ait besoin de parler une seule fois ou au fil du temps, ces conversations peuvent redonner de l'espoir et de la compassion. Ces conversations créent un espace où le chagrin peut s'exprimer et être entendu.

Les étapes de la guérison

La guérison n'est pas une ligne droite. Elle se déroule souvent par étapes : reconnaissance de la perte, expression de l'émotion, recherche d'un sens et découverte d'un espoir pour l'avenir. Bien que le parcours de chaque personne soit différent, beaucoup trouvent la paix grâce à de petits actes concrets de commémoration : écrire une lettre, allumer une bougie, planter un arbre ou créer un moment privé d'adieu.

Personne ne devrait avoir à affronter seul la douleur et la perte d'un avortement. Le soutien et la compréhension peuvent transformer le chagrin en croissance et ramener une force tranquille dans la vie quotidienne.

Pour certains, le voyage vers la paix ouvre également des questions spirituelles plus profondes sur le pardon, le but et l'amour. La foi chrétienne offre un message de grâce : aucune expérience n'est irrémédiable et l'espoir peut être trouvé en Jésus-Christ.

Si vous avez besoin d'aide

Si vous vous reconnaissez dans ces mots, si vous avez ressenti de la tristesse, de la confusion ou des émotions non résolues à la suite d'un avortement, vous n'êtes pas seule.

Assistance Grossesse Canada et notre réseau de centres de soins de grossesse locaux offrent un Soutien post-avortement confidentiel et compatissant Soutien post-avortement. Vous y trouverez des personnes bienveillantes qui vous écouteront, sans porter de jugement, et vous aideront à prendre des mesures pour assurer votre bien-être émotionnel et spirituel.

En savoir plus sur le soutien post-avortement ici ou prenez contact avec un un centre d'aide à la grossesse près de chez vous.

*Contenu adapté du Manuel de formation sur le soutien post-avortement d'Assistance Grossesse Canada: Établir des soins post-avortement efficaces

[1] Kenneth J. Doka, Le deuil est un voyage : Finding Your Path Through Loss (Atria Books, 2017), 183, 189.


Une solution de compassion.

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